Leur recensement systématique, malgré les limites qu'il implique, permet d'entrevoir les étapes de confection de ces documents, de la collecte de l'information au transport de lettres ou prêts de livres, en passant par la rédaction de brouillons sur tablettes de cire et de comptes intermédiaires, ou par l'achat de parchemin.
Les sommes correspondant à ces dépenses révèlent les coûts de confection des différents documents administratifs, notamment à travers les salaires de copieurs dont on relève çà et là l'identité.
Elles donnent enfin un aperçu de l'évolution de l'écriture san-dionysienne dans le dernier quart du XIIIe siècle, en faisant connaître les priorités financières accordées à tel ou tel type de document. C'est ainsi qu'à la prépondérance des dépenses de livres de 1281 à 1287, succède celle, beaucoup plus importante, des écrits administratifs, au sein desquels les chartes et cartulaires laissent progressivement la place aux lettres et enquêtes de justice, largement dominantes au début du XIVe siècle.