Bien attestés dès le règne de Philippe le Bel, les clercs assistant les notaires-secrétaires du roi voient leur rôle progressivement grandir, d'une part dans le grossoiement des actes dont leurs maîtres prennent la responsabilité vis-à-vis du chancelier (et ce, dans un parallèle frappant avec les "clercs" des notaires publics), d'autre part dans les tâches accompagnant la préparation des actes.
La mention "Scriptor" présente au bas d'une minorité d'actes atteste négativement -- sans malheureusement qu'une statistique soit possible -- l'ampleur prise par leur rôle, et plus encore un souci de contrôle par la chancellerie ; mais son emploi (qui prend fin vers les années 1360) est en fait lié à l'évolution du système de rétribution des travaux d'écriture assurés par les notaires-secrétaires. Elle disparaît quand la rétribution du clerc passe, sur une base privée que veut ignorer la chancellerie, à l'exclusive responsabilité du notaire-secrétaire. Ce qui n'empêche pas la chancellerie d'avoir directement recours, en période de presse, à tel clerc, mais alors contre rétribution (occasion presque unique de voir apparaître quelques figures) ou de continuer à réglementer de possibles déviances.
Quelques testaments de notaires-secrétaires permettent de mieux approcher les conditions de travail et les relations personnelles tissées entre les notaires-secrétaires et leurs clercs, comme les voies, pour ceux-ci, d'une ascension, que les seuls travaux prosopographiques encore disponibles montrent extrêmement rare et difficile dans la seconde moitié du XVe siècle.